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Contrats des Fratellini au Cirque Medrano de Paris.

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La famille Fratellini est une famille d'artistes de cirque d'origine italienne, dont trois frères, Paul, François et Albert, furent des clowns mondialement célèbres entre 1909 et 1940. Luigi (Louis) Fratellini, né à Florence (Italie) le 6 août 1848 et mort à Varsovie (Pologne) en novembre 1909. Il a épousé Alexandrine Prosperi et ils ont eu cinq enfants dont plusieurs firent carrière au cirque. Paolo (Paul) Fratellini, né à Catane (Italie) le 18 janvier 1877 et mort au Perreux (France) le 18 juin 1940, s’est marié à Gladys Kenworthy ; ils ont eu six enfants dont plusieurs firent une carrière au cirque. La plus célèbre de ses petites-filles était Anny dite Annie Fratellini, (fille de Victor). François Fratellini, né à Paris le 18 janvier 1879 et mort au Perreux-sur-Marne le 19 juin 1951, s’est marié à Jeanne Peres. Le couple a eu quatre garçons : Enrico, Albertino, Paolino et François. Puis ils adopteront une fille, Ferdinanda. Trois des garçons travailleront sous le nom des Pierrots de Villette, puis à quatre sous le nom des Kraddocks. Valentino-Alberto (Albert) Fratellini né le 27 janvier 1885 à Moscou (Russie) et mort le 25 juin 1961 à Épinay-sur-Seine. Albert s’est marié à Amalia di Palma ; ils ont eu une fille Alberta-Luisa, mariée au directeur de cirque néerlandais Ernest Carré. Pour les quatre frères Fratellini, les contrats affluent et, en 1909, deux propositions différentes arrivant qui concernent la même période, les frères décident pour la première fois de se séparer. Valentino-Alberto, qui se fera prénommé Alberto et François travailleront à deux et vont au Circus Schumann, en Allemagne, alors que Luigi et Paolo travaillent à Copenhague, puis à Varsovie, au Circus Ciniselli. En novembre Luigi meurt à Varsovie, de la variole noire, il n'a que quarante-et-un ans. Paolo termine seul le contrat. À la suite de cette tragédie, le clan se resserre, Alberto et François accueillent leur frère Paolo et créent ainsi le trio qui les rendra célèbre. Ils font bourse commune et s’occupent de la veuve et des enfants laissés par Luigi. Le trio débute au Zirkus Busch, de Berlin ; puis s’en vont chez Ciniselli à Saint-Pétersbourg, au Circusz Beketow à Budapest et au cirque Nikitine à Moscou. Les contrats s’enchaînent, ils travaillent à travers toute l’Europe. En 1914, le trio signe un contrat d’une année renouvelable avec Madame Medrano, mais la guerre survient et les cirques ferment. Ils retrouveront néanmoins le cirque stable Medrano où ils seront pensionnaires de 1915 à 1924. Le spectacle se renouvelle toutes les deux semaines, les Fratellini aussi. C’est à cette période que naissent maintes entrées clownesques impliquant souvent tous les enfants et petits-enfants des trois frères. Les trois frères ont tourné ensemble pendant trente-et-un ans, partout en Europe pour imposer leur génie comique. Originaux et novateurs, ils adaptent pour le jeu à trois des entrées jusqu’à présent interprétées par le duo classique du clown blanc et de l’auguste. En modifiant ainsi l’action et l’intrigue des sketchs, ils redessinent les caractères des personnages, et créent un comique plus fringant. Ils se produisent dans les plus grands music-halls parisiens et acquièrent une célébrité jamais égalée. Charles Dullin, Jacques Copeau, André Antoine, Firmin Gémier et les comédiens du Français s’inspirent de leur jeu. Jean Cocteau leur écrit en 1920 une farce, Le Bœuf sur le toit, sur une musique de Darius Milhaud et dans des décors de Raoul Dufy. Raymond Radiguet situe quant à lui une scène de son roman Le Bal du comte d’Orgel (1923) dans leur loge. Leur engagement au Cirque Medrano, à Paris, le 1er septembre 1915, pendant la Première Guerre mondiale, eut un énorme retentissement et contribua au regain d'intérêt pour le cirque à cette époque. François jouait l'élégant clown blanc, Albert faisait l'Auguste souffre-douleur et Paul, le contre-pitre, qui arborait un habit et un chapeau claque trop grand pour lui, prenait partie pour l'un ou pour l'autre de ses frères, au gré des numéros. Ils se produisirent au cirque, mais aussi au music-hall, à la Comédie-Française, au théâtre Desanti, etc. Devenus des vedettes à Paris, ils firent l'objet d'une véritable culte de la part de spectateurs, qui se rendaient au cirque uniquement pour voir leurs numéros, dont certains duraient près de trois quarts d'heure. Ils suscitèrent une abondante production de livres, illustrés, affiches, objets publicitaires. Ils furent également prisés des artistes et intellectuels parisiens comme Jean Cocteau, Raymond Radiguet (qui en firent des personnages de leurs œuvres), Charles Dullin, Jacques Copeau... Ils inspirèrent aussi Picasso, Derain, Dufy...

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